lundi 4 juin 2012

Wretched.

J'ai réalisé aujourd'hui qu'écrire un fanzine me manquait, j'étais pas sûr de vouloir reprendre, enfin en tout cas pas juste après mon précédent et je doutais quant à l'utilité de continuer, mais la dernière lettre que j'ai envoyé a terriblement une allure de fanzine, j'en déduis que ça doit commencer à me manquer. Ecrire un blog pour se plaindre est drôle et en même temps assez peu constructif, il est temps de retourner à des activités plus nobles et qui font au passage gagner des points de crédibilité punk.

Aujourd'hui j'ai reçu le numéro 27 de Rotten Eggs Smell Terrible, on me l'a offert même, j'étais pas mal content, les deux lignes sur mon zine étaient plutôt positives et m'ont fait me rappeler que c'est aussi cet échange - que je doute possible avec le blogging - qui motivait à continuer, pas pour la quête de reconnaissance mais juste pour la joie du partage, pour le plaisir que l'on peut ressentir à recevoir une lettre, un mail disant qu'à la lecture du fanzine on a apprécié telle ou telle chose, que ces heures passées à rédiger des textes et coller du papier ont finalement un sens.

Le type avec qui je passe mes journées à Nantes vient de sortir son fanzine, il se trouve que c'est un des meilleurs trucs que j'ai lu en Mai, ça s'appelle Rorshach et il est dispo ICI. Je crois qu'on partage la même vision du fanzinat et je pense donc qu'il sera lui aussi ravi de recevoir un bout de papier ou une page html pour parler avec lui de fanzine.



lundi 14 mai 2012

Je passe mes samedis soir devant la télé.

Samedi soir GOUDRON, NED et ZOMBIES ARE PISSED ! jouaient à Nantes, avec Phab on faisait les entrées pendant GOUDRON et je sais pas pourquoi je lui ai fait un dessin où je disais qu'il était con, comme on s'emmerdait un peu aux entrées il a répondu. Je sais pas trop comment mais petit à petit pas mal de gens du concert se sont aussi mis à faire leur autoportrait, il y a tous les gens de ZAP!, quelques personnes de NED et puis nos copains, j'ai pas grand chose à dire de plus, je trouve que c'est un bon souvenir de concert, merci à Cassie de les avoir scannés.









mardi 8 mai 2012

This is nothing not L.A.


C'était la merde. Les quatre derniers jours avaient été bien merdiques et je me sentais trop à l'étroit chez moi, il fallait que je sorte. J'avais pris mon vélo et j'étais descendu, je savais pas où je voulais aller. Loin. Je roulais mécaniquement, je pensais à tout ce qui s'était passé ces derniers jours, je prenais presque un peu plus conscience à chaque coup de pédale que tout ça faisait vraiment chier et que pour un retour à la normale c'était foutu. Et puis cette merde de vent qui soufflait dans mes roues et qui me donnait l'impression que chaque mètre passé allait être le dernier avant d'aller m'écraser dans la première voiture qui passerait par là. J'avais dû à peine rouler vingt minutes, j'étais épuisé. J'étais pas allé aussi loin que j'aurai voulu, à peine sorti du centre-ville. Je m'étais arrêté devant le cinéma voir ce qui passait cette semaine. Rien. Rien. Rien. J'étais remonté sur mon vélo et avait déambulé au milieu des rues, pleines de gens dans les bars, j'aurai bien aimé aller m'asseoir dans l'un d'eux, appeller une connaissance et qu'on discute autour d'un verre. J'avais plus de thunes, ou pas assez en tout cas pour les sacrifier dans un Coca à trois euros, j'avais pas non plus vraiment envie de discuter, juste d'écouter quelqu'un qui m'aurait parlé. Je m'étais juste contenté de rentrer chez moi. J'avais voulu appeller le pote avec qui je parle habituellement quand j'ai l'impression d'être dans la merde mais il semblait aller à peu près aussi bien que moi, je doutais qu'on ait pu être d'une aide précieuse l'un à l'autre ce soir. Ouais il y avait pas à tourner autour du pot, c'était juste la merde.




vendredi 4 mai 2012

Les ramener à la vie.

Hier soir j'ai fait comme un bon paquet de gens, j'ai regardé le grand spectacle, l'animation du mercredi 2 mai, ça avait l'intérêt d'un match de football à peu de choses près, à la différence que quand le match est terminé, la foule déserte le stade, le bar et on en parle plus, là pas, on était bon pour en être gavé encore un paquet de temps. Evidemment aujourd'hui c'était aussi sur toutes les lèvres des gens avec qui je partage une salle de classe vingt heures par semaine, j'avais pas vraiment envie de discuter de tout ça avec eux alors je suis resté silencieux. En rentrant chez moi j'ai écouté la démo de Les Objets Meurent (disponible ICI). Quand elle s'est terminée un orage a éclaté dehors, les gens ont couru pour s'abriter, je les ai regardé de ma fenêtre.



mardi 1 mai 2012

Des rues vides.

Je m'emmerdais. On était le premier mai, c'est le jour où les gens défilent. Habituellement j'y vais aussi, mais pas ce matin. Ce matin je me suis levé tard et tout laissait croire que la journée risquait peu d'être passionnante. Alors je suis resté chez moi, en T shirt et caleçon, ceux avec lesquels je dors. J'ai passé la journée à attendre, à ressasser toujours les mêmes vieilles choses, les mêmes vieilles plaintes, en allant surtout pas de l'avant, en restant le cul assis bien arrière pour trouver encore plus de raison à mon insatisfaction. Quand il a commencé à faire sombre dehors, j'ai eu envie de faire quelque chose, j'ai écrit, ça me demandait pas de sortir, ni d'échanger avec qui que ce soit. J'ai posé tout ça sur mon écran, j'ai cliqué à deux ou trois endroits avec ma souris et tout ça s'est retrouvé ici. Ca demandait moins d'efforts que d'utiliser des ciseaux, un tube de colle, des morceaux de feuilles et de photocopier tout ça. Et puis il semble que le blogrolling soit dans l'air du temps.  Bienvenue au milieu des pages blanches,  du désert de la vie moderne et des rues vides.