mardi 8 mai 2012

This is nothing not L.A.


C'était la merde. Les quatre derniers jours avaient été bien merdiques et je me sentais trop à l'étroit chez moi, il fallait que je sorte. J'avais pris mon vélo et j'étais descendu, je savais pas où je voulais aller. Loin. Je roulais mécaniquement, je pensais à tout ce qui s'était passé ces derniers jours, je prenais presque un peu plus conscience à chaque coup de pédale que tout ça faisait vraiment chier et que pour un retour à la normale c'était foutu. Et puis cette merde de vent qui soufflait dans mes roues et qui me donnait l'impression que chaque mètre passé allait être le dernier avant d'aller m'écraser dans la première voiture qui passerait par là. J'avais dû à peine rouler vingt minutes, j'étais épuisé. J'étais pas allé aussi loin que j'aurai voulu, à peine sorti du centre-ville. Je m'étais arrêté devant le cinéma voir ce qui passait cette semaine. Rien. Rien. Rien. J'étais remonté sur mon vélo et avait déambulé au milieu des rues, pleines de gens dans les bars, j'aurai bien aimé aller m'asseoir dans l'un d'eux, appeller une connaissance et qu'on discute autour d'un verre. J'avais plus de thunes, ou pas assez en tout cas pour les sacrifier dans un Coca à trois euros, j'avais pas non plus vraiment envie de discuter, juste d'écouter quelqu'un qui m'aurait parlé. Je m'étais juste contenté de rentrer chez moi. J'avais voulu appeller le pote avec qui je parle habituellement quand j'ai l'impression d'être dans la merde mais il semblait aller à peu près aussi bien que moi, je doutais qu'on ait pu être d'une aide précieuse l'un à l'autre ce soir. Ouais il y avait pas à tourner autour du pot, c'était juste la merde.




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